Accueil Invités A découvrir: le combat inclassable de Claude Adam pour la liberté de penser

A découvrir: le combat inclassable de Claude Adam pour la liberté de penser

En cette période de censure électronique croissante, Claude Adam mérite d’être découvert, car il a connu le passage de témoin entre les empires européens et l’empire américain disséminateur du libéralisme, machine à tuer les peuples. Claude Adam, personnage “abéllien”, s’est engagé une grande partie de sa vie à partir des années 1950 au service de l’expression de toutes les tendances de pensée nationales, qu’elles soient issues des familles de droites traditionnelles, de la gauche anti-communiste ou même de communistes repentis à l’époque de l’URSS, ou de non-conformistes inclassables dans les catégories de droite ou de gauche – selon la dénomination de Loubet del Bayle dans les années 30. Il s’est efforcé de promouvoir et de défendre la liberté d’expression de tous les courants attachés à la recherche de l’intérêt national, quelles que puissent être par ailleurs leurs divergences d’origine, de croyances, d’opinion, d’analyse ou d’action. Il l’a fait principalement dans le cadre de l’Union des Intellectuels Indépendants, dont il fût successivement le très actif secrétaire général puis le président durant une période de 37 ans.  Il assura également conjointement la présidence du Club de la Culture Française, ainsi que des Anciens de la IIIème République, les Hommes Libres, dont il assura au Sénat l’animation des rencontres mensuelles. Son fils, Olivier Adam, répond à nos questions: 

Olivier, je crois comprendre que la Grèce antique privilégiait le principe de la Démocratie, tandis que la Rome antique privilégiait celui de la Liberté. Dans le premier cas, il s’agissait de protéger l’oligarchie par le bon système de gouvernement. Dans le second, il s’agissait d’assurer la pérennité d’un empire dirigé par des hommes libres, eux-mêmes constitutifs de l’oligarchie. Avant de déterminer « dans quel camp » se situait votre père, Claude Adam, pourriez-vous nous aider à comprendre les fondements du personnage ?

Né à Saint-Georges-d’Oléron 14 décembre 1918, où les hasards de la guerre avaient conduit sa mère venue voir son père, Paul Adam, officier interprète dirigeant un camp de prisonniers allemands après avoir été blessé grièvement sur le front, mon père Claude Adam vit son enfance et sa jeunesse en grande partie en Lorraine et en Alsace où son père, directeur de la Banque de reconstruction de l’Alsace Lorraine, est affecté. Petite, anecdote, les dessinateurs Hansi et Benjamin Rabier qui sont des amis de la famille lui dessineront des tas de planches et de croquis originaux qui se perdront dans un déménagement.

Séduit dans l’adolescence par le rayonnement de l’Action Française dans le contexte de crise de l’après-guerre comme nombre de personnalités, il entre dans les camelots du Roi. A Bar le Duc, son père, le présente au Chanoine Polimann, héros fameux de la tranchée des baïonnettes lors de la bataille de Verdun, homme fort de la la Meuse dont il est devenu député-maire, promoteur des Républicains d’Union Nationale.  Celui-ci marqué par l’esprit des combattants de 14 entend dépasser les conflits dans la dynamique du rassemblement sur des objectifs partagés. Il le recrute comme attaché parlementaire (comme on dira plus tard). Lucien Polimann, en formant et canalisant son jeune collaborateur, lui permet de passer de l’intransigeance idéologique d’un adolescent à sa propre conception pragmatique de la vie politique, axée sur l’essentiel, recherchant les équilibres et les consensus au service supérieur de l’intérêt national ou régional. Claude Adam conservera un attachement indéfectible à la vaste synthèse intellectuelle entreprise par Charles Maurras, mais il associera désormais les analyses décapantes de ce dernier à la recherche de la réconciliation autour de la Nation.

Mobilisé en 1939-1940, il est encore en train d’achever ses classes en caserne à Orléans lorsque la ville est prise par les Allemands. Evadé, démobilisé, il est présenté début 1941 par Polimann à Georges Lamirand, secrétaire d’Etat à la Jeunesse, qui le fait entrer dans les Equipes Nationales en cours de création. Il fait notamment la connaissance du Général de Bénouville avec lequel il restera en contact régulier toute sa vie, d’André Mahé, co-auteur avec Raymond Abellio avant de le devenir d’Albert Camus et de Benjamin Péret après la guerre, de Pierre-Antoine Cousteau le frère du Commandant, du poète Yves Lancien, ami lui aussi d’Albert Camus, qui cherchera à les réunir à la Libération, des frères Michel et André Aumônier – qui deviendra par la suite président du Patronat Chrétien.

Après sa formation, il est nommé chef des Equipes Nationales de la Meuse puis en 1944 des Equipes Nationales du Centre, à Orléans. Les Equipes nationales qui emploient en les formant des jeunes, ont en charge la conduite des opérations de sécurité, en coordination avec les services de pompiers, de santé et de police. Elles seront la matrice à la fois de l’Organisation de la Sécurité Civile, et de l’Agence Nationale pour la Formation des Adultes. A Orléans, Claude Adam est surtout accaparé par les secours à organiser du fait des bombardements alliés. Il faut combattre les incendies, retrouver les blessés enterrés sous les décombres, les transporter en urgence dans les hôpitaux, recueillir, identifier et enterrer les morts, remédier aux destructions source de dangers ou de risques immédiats (canalisations détruites, risques d’écroulements, etc.). Dans cette fonction, il collabore avec Michel Junot, secrétaire général du Loiret de 1943 à 1944, nommé par l’Etat Français et reconduit à ce poste par de Gaulle. Il devient un de ses meilleurs amis. À la Libération, en désaccord profond avec les massacres de l’épuration sauvage provoquée par les communistes et tolérés par le gouvernement, il démissionne de l’administration en 1944 et se tourne vers une carrière dans le secteur immobilier. 

Donc, Claude Adam voit les choses de haut, et si j’ose reprendre la formule de Saint-Exupéry, réalise progressivement que « l’essentiel est invisible pour les yeux ». Cette quête du prédicat au rassemblement des personnes de courage l’aura-t-elle donc conduit à faire rayonner une société de pensée très dynamique et disons-le « moderne » dans sa façon de communiquer, j’ai nommé l’Union des Intellectuels Indépendants ?

En avril 1950, le journaliste Charles de Jonquières fonde l’Union des intellectuels indépendants, « ayant pour but de grouper tous ceux et toutes celles qui exercent professionnellement ou non une activité intellectuelle et n’acceptent aucune limitation dans leur liberté de pensée ou d’expression ». L’Union regroupe surtout des journalistes, qui, quelles que soient différences politiques, ne supportent pas la « terreur » organisée sur l’opinion publique et sur eux-mêmes par la puissance du parti communiste, premier parti de France et désirent agir en concertation. L’UII devient ainsi d’abord une sorte de fédération professionnelle.

L’UII recherche dans ce cadre les moyens d’un retour à la concorde nationale. Elle comprend assez rapidement que le meilleur moyen est de mettre fin à une justice sommaire et expéditive, responsable de bien des erreurs, et qu’il faut promouvoir à cet effet une amnistie pour tous les injustement et irrégulièrement condamnés. L’Association s’ouvre alors largement à un public plus vaste, toujours issus de tendances diverses : écrivains, professeurs, hommes de sciences, journalistes, hommes politiques issus de la gauche ou de la droite de la Troisième République, de la Résistance comme de l’État français, anciens militaires, simples citoyens. L’UII devient ainsi une « tribune libre de la liberté ». L’ancien collaborateur de Joseph Caillaux, chef du groupe parlementaire radical-socialiste en 1936, pacifiste en 1939, l’avocat Jean Montigny, en prend la présidence. Un Comité des droits de l’homme de l’UII qui supervise ses orientations est présidé par des personnalités courageuses de la Résistance comme Jean Ebstein-Langevin fondateur des Résistants du 11 novembre 1940, le Colonel Rémy, le futur garde des sceaux de de Gaulle Edmond Michelet, Hélène de Suzannet.

Jean Montigny, secondé par l’ancien ministre SFIO Georges Rivollet engage le premier combat de l’association pour obtenir des lois d’amnistie. Grâce à leur lobbying parlementaire intense, et à l’écho rendu dans l’opinion par les réunions d’information mensuelles tenues par Jean Montigny à la Salle des Sociétés savantes, leurs propositions judicieuses convainquirent. Les lois d’amnistie furent votées par l’Assemblée nationale en 1951 et 1952. L’UII organisait tous les mois des réunions très suivies d’analyse de l’actualité, qui attirait un public toujours plus nombreux. C’est à ce moment que Claude Adam entra dans son bureau directeur. Après la réussite de son premier combat, l’UII prit fait et cause ensuite pour la défense de l’Empire français, en Indochine, puis au Maghreb.

En 1958, l’avocat et dirigeant du Centre des Indépendants et Paysans Jean Isorni devient président et Claude Adam secrétaire général. Ils orientent l’UII dans l’opposition à la constitution de la Vème République d’abord (en dépit de l’avis négatif à ce sujet que leur donne le général Weygand, un des mentors de l’Union et de Claude Adam en particulier), puis à la politique d’indépendance inconditionnelle algérienne du général de Gaulle, malgré les vives protestations des sympathisants du gaullisme de l’UII qui démissionnèrent en masse. Isorni étant accaparé par ses activités d’avocat, notamment dans les procès liés à la guerre d’Algérie, c’est le nouveau secrétaire général qui assure l’impulsion. L’UII devient rapidement l’une des seules tribunes de contestation des thèses officielles. Mais appuyés par l’article 16 de la Constitution, les pouvoirs publics lui interdisent, toujours au dernier moment, la tenue des réunions prévues sur les thèmes annoncés « pour trouble à l’ordre public ». Claude Adam a l’idée d’organiser sur le modèle rénové des « banquets républicains » du XIXème siècle des dîners-débats avec des invités surprise sur des thèmes très génériques, pour éviter l’interdiction. Les personnalités invitées venant d’horizons intellectuels différents mais partageant les mêmes préoccupations ciblent en fait les questions de l’actualité et diffusent des analyses et des informations.  Cette formule connaît un grand succès. Elle sera promise au grand avenir que l’on sait lors des décennies suivantes dans le monde associatif. Les dîners, organisés à l’hôtel Lutetia, rassemblent en général plus de 300 personnes et ne peuvent maintes fois accueillir tout le monde. Concurremment, d’autres manifestations complémentaires sont organisées : les signatures de livres rassemblent également des dizaines d’écrivains désireux de s’engager contre la propagande officielle ou simplement de soutenir la liberté d’expression comme Marcel Aymé, Jean Anouilh, Paul Morand, Henry Charbonneau, Stephen Hequet, Jean-Denis Bredin, Henri Massis, Jacques Chevalier, Gabriel Marcel, George Blond, Michel Mohrt, Pierre Dominique, Maurice Bardèche, Pierre Bourget, Jacques Laurent, Roger Nimier, Antoine Blondin, Michel Déon, Henry Coston, le Bachaga Boualem, Gustave Thibon, Paul Sérant, Raoul Girardet, Jacques Benoist-Méchin, Suzanne Labin…. Un bulletin périodique dont la fréquence varie sous la pression de l’actualité, rédigé par Claude Adam est édité et diffusé (200 bulletins environ seront ainsi réalisés), des communiqués sont publiés par les principaux journaux nationaux : le Monde, le Figaro, l’Aurore en particulier. Plus tard seront même éditées des éditions spéciales d’opuscules à l’occasion de manifestations importantes. On peut dire que l’UII fournit le seul forum qui permit à tous ceux qui ne pensaient pas comme le pouvoir de s’exprimer.

Donc, l’objectif était de résister à la soviétisation rampante que connaissait le France dans l’immédiat après-guerre, puis de passer le cap de l’avènement d’une Ve République mise au monde au forceps (et dont on ne sait toujours pas aujourd’hui si son impact a été négatif ou positif), en inventant une nouvelle approche qui aurait pu bien être marxienne, en tout cas gramscienne, en privilégiant le renforcement de l’action culturelle sur la dispute politicienne ? 

Effectivement. La page tournée de l’Algérie, l’UII tente à nouveau de sensibiliser l’opinion politique au besoin d’un apaisement par le vote d’une amnistie réparatrice de lourdes condamnations de circonstance. Avec Georges Rivollet à nouveau mobilisé, il rencontre d’abord pour les stimuler les parlementaires. Mais l’esprit du temps est à l’oubli – ou à la vindicte, et les parlementaires de la Vème République, bien encadré par leurs partis, n’ont plus la liberté d’initiative de leurs prédécesseurs de la IVème. Il faudra attendre la crise de 1968 et le besoin de rassemblement de toutes les forces nationales voulu par le pouvoir, pour que dans la tourmente, la majorité se décide finalement à engager dans la précipitation ces lois d’amnistie réclamées et préparées par l’UII, qui seront parachevées par François Mitterrand après 1981. En attendant, tout en poursuivant dans la même ligne, Claude Adam se tourna vers d’autres horizons complémentaires à ses yeux :

  • La culture qui devenait le nouveau champ de bataille du terrorisme intellectuel – avec le démarrage idéologique de la « déconstruction » et l’élargissement du culte de la transgression sur les territoires de la littérature, des arts et de la pensée. Claude Adam créa sur le modèle de l’Association des amis d’Albert Camus, avec Michel de Saint Pierre et Michel Aumônier, le Club de la Culture Française, dont la mission était d’offrir une tribune publique aux écrivains, penseurs et artistes soucieux de la continuité de l’héritage culturel national ainsi que de son prolongement dans l’avenir. Claude Adam en devient président après Michel Aumônier, et organisa des actions diverses dont on peut citer parmi les plus emblématiques : théâtre (création de Bérénice de Robert Brasillach avec Alice Cocea, Pierre Fresnay et Jean Piat, conférences sur l’Art (René Huyghe), entretien avec un écrivain (Michel Déon), films (Le Greco ou le secret de Tolède d’après Barrés, Venise et sa lagune de Suzanne Rousseau et Jose Luis Merce, Civilisations de Kenneth Clark), etc… Claude Adam s’associa à maintes reprises avec le Cercle renaissance, dont il était administrateur, fondé par Michel de Rostolan, Si Hamza Boubakeur, MgrVirgil Gheorghiu, et Pierre Chaunu et il participa au jury de ses prix littéraires.
  • Du point de vue religieux, il fait partie de ceux pour lesquels le lent processus de déchristianisation des esprits amorcé après la guerre, amplifié par la césure apportée par le concile œcuménique, provoque la perte de repères socio-culturels spirituels insubstituables, qui menace la culture française. C’est pourquoi, après avoir milité un temps dans le Mouvement pour l’Unité aux côtés du tribun George Sauge au début des années 60 (qui se dissoudra finalement dans l’aile gauche chrétienne), il participe dans les années 70 à la création de l’Association Credo avec Michel de Saint Pierre qui soutient à ses débuts la protestation de Mgr Lefèbvre et de Mgr Ducaud-Bourget, chapelain de l’ordre de Malte, contre ce qu’ils appellent la dénaturation de l’Eglise. Il restera néanmoins fidèle à Rome et soutint l’action du pape polonais, Jean-Paul II, dont il saluait le rôle dans la chute du communisme, et d’une manière générale le réalisme, le pragmatisme et la recherche de l’unité, qualités majeures à ses yeux.

L’UII continua ses dîners-débats pour éclairer l’actualité et elle invita un large spectre d’intervenants divers : de Michel Jobert à Bernard Lugan, de Gustave Thibon à Alain de Benoist, du Chanoine Popot à Mgr Lefebre, de Jacques Vergès au président André Giresse, de Georges Matthieu à Arno Breker, du général Close, patron de l’OTAN à Hélie de Saint Marc, de François Brigneau à Yvan Blot, du Pr François-Georges Dreyfus à Dominique Jamet.

Voilà donc un travail de fond qui a, sans embrigadement, rassemblé bien des cerveaux si différents les uns des autres, mais tous réfractaires au conformisme. Le Prix des Intellectuels Indépendants en est un exemple. Que pouvez-vous en dire ?

L’UII suivit également et conforta de nombreuses associations littéraires telles que la société des Amis de Balzac, et d’autres écrivains parmi lesquels Robert Brasillach, Pierre Benoit, Louis-Ferdinand Céline, Marcel Proust. Elle participa à la reconstruction du tombeau d’Honoré de Balzac au Père Lachaise, profané par des vandales, à la pose d’une plaque commémorative sur l’Alcazar de Tolède, et prit part à la restauration et à l’entretien de la maison natale de Charles Maurras à Martigues, transformée par la municipalité en demeure historique.

Claude Adam pour couronner le sens de l’action intellectuelle de l’UII, créa en 1977 le Prix des Intellectuels Indépendants destiné à couronner chaque année un livre et son auteur « pour leur part prise à la lutte contre le mensonge et l’imposture et, d’une manière générale, contre le conformisme actuel. » Le prix fut décerné à des auteurs aussi différents que Raymond Abellio, Vladimir Volkoff, Ginette Guitard-Auviste, René Sédillot, A. D. G., Dominique Venner, Hélie de Saint Marc, Jacques de Launay, Jean-François Chiappe, Brigitte Bardot, Jean Bourdier, Michel Mohrt, Edith Huyghe et François-Bernard Huyghe, Anne Brassié, Ivan Gobry, Henri Servien, Jean Raspail, Ghislain de Diesbach, etc.. Le prix était accompagné d’une prime de 5 000 francs financée par les cotisations des 400 adhérents réguliers de l’UII.

Pour revenir à ma toute première question, « dans quel camp » évoluait Claude Adam ?

Entre fidélité et avenir ! Claude Adam resta fidèle à l’inspiration de sa jeunesse. Il était un membre très actif du comité directeur des Hommes Libres, l’Association des anciens élus de la IIIème République fondée par le Chanoine Jean-Marie Desgranges, ancien député du Morbihan, et anima ses rencontres qui avaient lieu en général au Sénat. L’Association joua un rôle important dans le vote des lois d’amnistie de 1952, 1953, et 1968. Toujours dans le but de la réconciliation et de la pacification de l’histoire nationales, il participa également à l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain créée après la Libération par les généraux Maxime Weygand et Pierre Héring, dont il devint tardivement vice-président, en 1998, président intérimaire, puis président d’honneur. Dans ce cadre, il s’opposa radicalement à ceux qui tentèrent de se réclamer d’un supposé « pétainisme » comme de la défense d’on ne sait quelle collaboration, pour appeler à se concentrer désormais au contraire sur l’étude objective historique de l’ensemble de la vie et de l’œuvre du personnage de Pétain, comme contribution à la compréhension et à l’histoire scientifique des deux guerres mondiales.  C’est dans cette perspective qu’il fonde, avec le Général Jacques Le Groignec, héros de l’Armée d’Afrique, l’Institut Philippe-Pétain, dont il devient président.

Dans ses articles et tribunes dans Écrits de ParisRivarolLe Bulletin d’André Noël, et dans les nombreux numéros du Bulletin de l’UII, Claude Adam a toujours mis en valeur ce qu’il estimait être les fondamentaux de toute société : « l’amour de la patrie dans son intérêt bien compris, l’illustration de la famille, le respect de la vie, la dignité du travail, la défense de sa culture et de son histoire ».  Sa vie illustre l’itinéraire de cette génération née à la fin de la guerre de 14, ayant 20 ans à la guerre de 39, ayant grandi dans les crises économiques et politiques permanentes de l’entre-deux guerres, puis rencontrant la défaite, l’occupation, la libération, la naissance du terrorisme intellectuel, la fin de l’Empire colonial, la crise intellectuelle et morale qui suivit et l’éclosion d’une nouvelle société « politiquement correcte ». Dans cet enchaînement, il ne se rallia pas à la facilité oscillatoire du conformisme aux courants dominants, mais en évitant soigneusement toute récupération par des mouvements trop politiques il chercha toujours à résister de façon constructive et unitaire, en faisant dialoguer sans masquer leurs différences ou leurs divergences, écrivains, historiens, hommes politiques, philosophes et artistes, pourvu qu’ils luttent de façon originale pour la liberté de pensée.

Et, geste d’affection et de respect de votre part, vous avez confié à la Librairie Fosse la vente de sa collection de livres, certains rares. comment s’en procurer le catalogue?

Il s’agit du catalogue No 79, paru en Janvier 2019

 

Photo: Claude Adam et l’Empereur Bao-Daï (collection Olivier Adam)

 

 

 

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