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Transsibérien – Abou Simbel – Les voilà enfin à l’oasis de Ketmân !

Combat pour l’Hémisphère Nord – Pour l’Amour d’Ariane (Extraits)

  1. Transsibérien 

Pièce du mémoire. Il lit l’invraisemblable :

« Au septième et dernier tonnerre du sixième sceau, la première action que les États-Unis prendront après l’instauration de la dictature, sera une annexion « technique » du Canada, troisième puissance énergétique mondiale. Le réchauffement de la planète provoqué par le bouclier plasmatique (3 ) contrôlé depuis Gakona, en Alaska, aura permis de libérer durablement le passage maritime du Nord-Ouest. Un passage stratégique pour le redéploiement des voies d’expédition du pétrole d’Alaska, d’autant que les réseaux de pipelines Nord-Sud via le territoire canadien seront rendus inopérants par la fonte du permafrost. Seuls les États-Unis auront la capacité d’imposer cette stratégie polaire; le passage du Nord Ouest appartiendra à leurs eaux territoriales.

L’annexion du Canada, nain démographique et militaire assis sur le deuxième territoire du monde après la Russie, sera rendue possible par l’élection d’un Premier Ministre initié par le Grand Maitre des Archontes. Cette annexion satisfera trois autres objectifs : d’abord, évidemment, l’appropriation des considérables ressources pétrolières de l’Alberta et de Terre-Neuve, auxquelles s’ajouteront la production de gaz naturel de ladite province, de la Colombie Britannique et de la Saskatchewan, ainsi que les ressources minières et hydro-électriques du pays, en particulier celles du Québec et de l’Ontario; ensuite, le contrôle des tout aussi considérables réserves pétrolières inexploitées du bassin arctique; enfin, la compensation de potentielles pertes territoriales non stratégiques au sud, dans l’éventualité d’une sécession hispanique.

Grâce à cette maîtrise stratégique du Grand Nord, il sera alors envisageable de préparer l’ouverture du septième sceau, celui de la conquête polaire du monde, et dont la première trompe sonnera la destruction de la Russie, et l’annexion de l’Europe ainsi que de la riche Sibérie. Demain, le ciel deviendra convexe. »

3 Hypothèse purement imaginaire, cela va sans dire.

Cigarette encore, samovar toujours,

Statistiques, résonance magnétique, taux sanguins,

Insomnie, rêve éveillé.

  1. Abou Simbel

Ils sont partis très tôt, à l’exception d’Anatoli, prisonnier de la salle de téléconférence et des dernières mises au point de la partie centre-asiatique du Grand Plan dont il doit vérifier les derniers détails avec Sinan Serdar et Sheikh Osman Al Sabah; dernières vérifications aussi avec Sybille de Monvoisin et Carson, l’associé américain de Kathy qui se trouve à New York.

Ils sont partis très tôt dans leur jet privé. Une demi-heure de vol avant de se poser sur la rive ouest du lac Nasser, dans une aérogare poussiéreuse. Non loin de là, l’aéroport militaire. Quelques centaines de touristes bigarrés s’agglutinent autour des guides, inconscients des énergies du site, construit ailleurs treize siècles plus tôt.

D’abord le grand temple de Ramsès II, et ses quatre statues monumentales : double couronne, haute et basse Égypte, barbes de cérémonie. A leurs pieds, engravées, les figurines représentant princesses et reine mère, sans oublier la première concubine, Néfertari.

« Encore, comme Philae, un temple transplanté », souligne Jorge, faisant allusion à l’inondation du site original par le lac Nasser.

Giancarlo les précède dans le sanctuaire, principalement dédié au dieu soleil d’Héliopolis. Salle hypostyle de trente mètres de haut, bas-reliefs toujours intacts. Immenses fresques décrivant la vie de Pharaon, la victoire de Kadesh, inattendue, contre les envahisseurs hittites. Complicité avec Apollon, maître des rayons obliques qui, seulement deux fois par an, les 23 octobre et 23 février, creusent dans le temple pour illuminer le sanctuaire aux confins de sa matrice, là où jadis se trouvait la barque sacrée posée sur son socle, prête au Grand Voyage vers l’indéfinissable.

Heureuse coïncidence. Alors qu’ils remontent dans leur avion, vers midi, l’action est déclenchée à Assouan par Mokhtar : sous la menace d’un tir de missile, le pilote se déroute. Il atterrira en plein désert, en territoire soudanais, sur une piste de fortune, non loin d’une oasis située à quelques centaines de mètres de la frontière égyptienne.

Ils sortent de l’avion. Des hommes en armes les observent. On les dirige vers une sorte de hangar construit de quelques troncs recouverts d’un toit de palmes. Non loin, un camion militaire bâché d’où émerge une mitrailleuse. Tout devient flou, en cette fin d’après-midi. Leurs vêtements leur collent à la peau, leur bouche est envahie du goût salé de leur sueur.

Économie de parole des gardes; on leur apporte à boire, quelques dattes et galettes de pain. Ils attendent.

Les voilà enfin à l’oasis de Ketmân !

Le jeu va commencer. Leur sort va dépendre de la sagacité du choix de Sheikh Osman. Ils attendent, mais Alessandro, crispé, fouille nerveusement dans ses poches. Très vite, il se ressaisit. Seule Atalanta a perçu un mouvement d’angoisse dans son regard gris. « Mais pourquoi ? », se demande-t-elle.

(Photo: Lintern@ute)

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