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Donc Trump est une mauvaise personne

Il est possible que les républicains se retournent contre Trump cette année et le fassent sortir du jeu avant les présidentielles de 2020, en appui sur le piège judiciaire à géométrie variable habilement monté contre lui depuis le fameux “vrai-faux dossier” de 2016.

Trump est une mauvaise personne, un intrus. Après tout, le système avait sélectionné pour le job deux représentants dynastiques, Jeb Bush et Hillary Clinton. Cette dernière étant la préférée, car « c’était son tour ». Trump l’histrion utile devait faire de la provocation afin de remplir les caisses des grands médias dont les affaires tournaient mal depuis quelque temps. Mais surtout ne pas gagner !

Il a pourtant décodé les règles d’un suffrage indirect représentatif des États de l’Union plutôt que de la population générale. Nuance… Le tout en chipant des masses de temps d’antenne gratuit, humiliant un marécage de consultants et d’experts qui ont conduit, en 2016, le troupeau des partis vers l’abîme. Bref, ses adversaires sont passés pour incompétents, et surtout inconséquents.

Des milliers de carrières se sont brisées à Washington, des centaines de futurs ministres et hauts fonctionnaires ont vu leurs rêves évanouis. Et les médias ont vite craint que que Trump ne compte faire qu’un seul mandat sur son « programme de Gettysburg » afin de pouvoir lancer immédiatement après, fort de la dévotion de son électorat, son projet de chaîne télévisée nationale (en reprenant des centaines de stations locales), ce qui détrônerait immanquablement les grands médias en déclin.

Nouvelle dynastie médiatique trumpienne et voie royale pour ses rejetons, futurs ministres, sénateurs ou gouverneurs?

D’où « l’acharnement thérapeutique » dont Trump fait les frais. Pelosi, Soros, l’argent, les hauts et petits fonctionnaires, les juges, un quarteron de flics et espions (Mueller, Comey, Clapper, Brennan), le pape, l’establishment républicain, les grands médias, la moitié de Fox News, Romney, une myriade de généraux en retraite en quête de destin lucratif sur fond de guerre oléo-gazière en Eurasie, au pôle Nord, en mer de Chine méridionale, en Terre sainte, donc le clan diffus des changements de régime au nom du libéralisme totalitaire : tous se sont ligués pour l’embourber dans une campagne de Russie, politique et organisationnelle. Au point qu’il sera forcé de se représenter ne serait-ce que pour survivre et gagner encore quatre ans d’immunité pénale. Encore quatre ans de cauchemar…

Trump est lacéré depuis deux ans mais se débat, non sans originalité ou génie, face à une campagne marketing de destruction massive organisée en cycles trimestriels pour un impact optimal, alternant dénonciations politiques et morales en vue de ratisser large. Le dernier cycle de l’année a été « moral » : par un subit regain de christianisme, ceux qui n’ont jamais péché ont jeté de concert la première pierre sur l’inhumanité du président qui a du sang sur les mains, celui des enfants qui poursuivent leur rêve américain en entrant illégalement dans le pays. Marie, Joseph, Jésus en Égypte…

Voici le temps des caravanes, qui n’apportent ni or ni encens à ce peuple «exceptionnel » américain mais, semble-t-il plutôt la seule myrrhe nécessaire à la morbidité des temps. Temps des trafics d’enfants, utilisés comme boucliers humains, qui voyagent des milliers de kilomètres dans des conditions insalubres pour mourir dans les mains de services d’immigration débordés par la masse. Temps de l’immigration illégale en famille contre quoi la police des frontières n’est pas organisée. Avec la volonté délibérée des organisateurs dits caritatifs de déborder le système de contrôle aux frontières, précisément. Trump accuse, maintenant, les démocrates de complicité.

En attendant le prochain « cycle », dont voici le nouvel angle: Trump aurait promis à Poutine un étage de son palace moscovite (en échange des piratages informatiques russes). Un palace certes inexistant…

Paru initialement (et mis à jour depuis) dans Boulevard Voltaire le 1er janvier 2019

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