Accueil Hémisphère Nord « Combat pour l’Hémisphère Nord », ou la stratégie de la marguerite

« Combat pour l’Hémisphère Nord », ou la stratégie de la marguerite

Si « Combat pour l’Hémisphère Nord » représente une « somme » philosophique et ésotérique qui réveille la nécessaire « obscure clarté qui tombe des étoiles » (Corneille), le livre n’en est pas moins un guide de survie permettant de passer de la chute de l’Empire soviétique à celle de l’Empire américain, programmée dans ce roman pour 2035.

Dans Combat pour l’Hémisphère Nord – Pour l’Amour d’Ariane, des « Archontes »  d’inspiration trotsko-capitaliste  ont désormais établi à partir des États-Unis un réseau mondial de pouvoir absolu (voir à ce sujet le remarquable essai de Michel Geoffroy, La Super-classe contre les Peuples).

Pour contrecarrer cette opération totalitaire, les douze héros (dirigés par la sublime Atalanta, laquelle organise la prêtrise invisible internationale qui relancera le nouveau cycle euro-sibérien sous l’impulsion d’Ariane) ont monté un réseau de résistance à l’oppression: au centre, un cercle comprenant le noyau spirituel et philosophique; autour, une série de cercles (les pétales) dont chacun se chevauche avec le cercle central, et dont certains se chevauchent entre eux.

Autrement dit, si les Archontes contrôlent « intégralement » les idiots utiles par ordre décroissant, la nouvelle prêtrise européenne, elle, forme des alliances « paradoxales » incluant des gens dont certains ont été ses ennemis, ou qui sont souvent eux-mêmes ennemis entre eux. Les douze les ont simplement rassemblés par un effort constant de désignation de l’adversaire commun : les Archontes anglo-saxons. C’est donc un univers à la Raymond Abellio, qui dans ses romans avait réuni d’anciens amis et ennemis contre un ennemi commun. Quintessence de la Realpolitik

Conscients que les Archontes ont en fait déjà gagné, les douze complètent leur nexus culturel et mytho-logique en centralisant l’énergie d’où qu’elle puisse venir, en provenance :

  • d’unréseau d’entrepreneurs arabes, turcs, persans, chinois, indiens, américains… et européens
  • d’un réseau géopolitique incluant principalement le Mossad (qui craint un bain de sang pour les juifs d’Europe) et la Russie (en voie d’épuisement, au moment où débute l’histoire)
  • d’un réseau initiatique comprenant une secte Shabbatéenne, une secte islamique Qarmate,  une obédience maçonnique, et surtout un futur Mahdi chiite

Pourquoi? Pour provoquer un clinamen géopolitique qui va :

  • permettre de se débarrasser de la corruption saoudienne et reprogrammer l’Islamisme révolutionnaire en focalisant ailleurs et différemment son pour-soi
  • « Islamiser » (grâce aux alliés Qarmates) les États-Unis tout en « rapatriant » 100 millions d’euro-américains (et leur argent) sur le sol euro-sibérien, les États-Unis devenant le 1er pays d’accueil comme de transformation du Tiers-Monde sous la pression migratoire mondiale
  • bref, initier par un saut qualitatif la relève eurasienne et lancer le Nouvel empire du Sacré

 Le projet des  douze (spirituel, géopolitique, économique) est ainsi « révolutionnaire » et non pas « réactionnaire » (s’épuisant sur les urgences), et encore moins « conservateur » (illusoire), car il relance, dans la tradition transcendantale abellienne, une « inversion intensificatrice d’inversion » qui change les règles du jeu pour pouvoir gagner contre toute probabilité. Un Big Bang de la conscience intentionnelle, en somme…

Crédit photo: Atalante et Hippomène, Musée du Louvre

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