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États-Unis : dernières nouvelles du coup d’État

♠ Trump pourra remercier George H.W. Bush d’avoir eu l’ultime élégance de disparaitre à un moment crucial de ses démêlés avec le procureur Mueller ♠

Au moment où le procureur Mueller « fuite » de plus en plus afin de permettre aux médias de vendre l’idée que Trump avait promis un appartement de 50 millions de dollars à Vladimir Poutine pour obtenir, en échange, le piratage des serveurs et courriels démocrates, il est indispensable d’expliquer comment l’État profond s’y est pris pour « coincer » Trump, et surtout pourquoi.

John Solomon explique, sur le site The Hill du 30 novembre (« Trump, Russia and lessons from the mob: Did “godfathers” steer collusion probe? »), comment la campagne Trump a été infiltrée en 2016 par des agents provocateurs dans le but de fabriquer une histoire, celle de la collusion de Trump avec Poutine, afin de criminaliser ce que Trump fait de mieux sur tous les continents : la promotion immobilière.

Solomon a analysé plus de cinquante témoignages dans l’affaire Trump et précise : « Six personnes au moins, liées aux services secrets américains, au FBI ou aux agences de pays occidentaux, ont abordé des personnes de l’entourage de Trump ou de sa campagne entre mars et octobre 2016. La campagne a été approchée par au moins deux personnalités russes qui devaient leur seule présence sur le territoire américain à des visas spéciaux attribués par le ministère de la Justice. Des individus liés à la diplomatie ou aux services secrets de deux pays alliés, le Royaume-Uni et l’Australie, ont soit fait des recherches (pour le compte de) ou initié des contacts avec la campagne Trump. Certaines des conversations tenues sur sol étranger ont été écoutées et fait l’objet de retranscriptions. »

Solomon explique que les « cibles » ont été abordées grâce à deux appâts : du business, des informations nuisibles à Hillary Clinton. Certaines de ces cibles sont ensuite entrées dans le maelstrom du « piège à parjure de l’équipe Mueller ». Solomon cite alors le nom de certains instigateurs du piège : américains, australiens, britanniques ou russes (il les qualifie d’indics du FBI), dont celui qui fait aujourd’hui les manchettes, l’homme d’affaires russo-américain Felix Sater, qui était en contact avec Cohen (l’avocat « renégat » de Trump).

La question, pour Solomon, est donc de savoir qui a assuré la coordination du piège. Il fournit une piste en se référant aux enquêtes secrètes menées par deux commissions du Congrès, dont certaines sources confirment que cette orchestration était le fruit d’une collusion entre la campagne Clinton et l’appareil d’État. Ce qui a permis de bâtir de la « vraie-fausse » information afin que le ministre adjoint de la justice Rosenstein et le FBI (Comey) lancent des écoutes officielles au titre de la sécurité nationale sur le territoire américain, espionnant les conversations d’un homme d’affaire pro-Trump (Carter Page), espérant ainsi aller à la pêche de plus d’informations, et surtout créer une « ambiance » favorable à la nomination, par Rosenstein, du procureur Mueller pour porter le coup d’estoc final contre Trump.

Solomon précise enfin la raison de ce montage, le contre-feu : il fallait immuniser le camp Clinton contre sa propre compromission russe (lire le livre – implacable – Clinton Cash) afin de neutraliser Trump pendant la campagne. Petite précision : ce sont Rosenstein (alors procureur) et Mueller (alors patron du FBI) qui avaient opportunément gelé toute enquête contre Hillary dans l’affaire de l’uranium américain vendu à la Russie via le Canada en échange de contreparties financières. Une affaire dont on dit qu’elle va se réveiller bientôt…

bvoltaire.com

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