Accueil Analyses Après Helsinki, l’invitation de Trump à Poutine pour une deuxième rencontre à Washington cause l’apoplexie du « parti unique »

Après Helsinki, l’invitation de Trump à Poutine pour une deuxième rencontre à Washington cause l’apoplexie du « parti unique »

Trump avait fait l’unanimité dès la fin de la conférence de Presse d’Helsinki. Accusé de trahison ou d’incompétence pour avoir pris parti pour Poutine contre ses propres services secrets, les commentateurs pressés considèrent maintenant ses jours comptés depuis que l’establishment républicain et Fox News (!) lui ont sauté à la gorge.

Oubliant qu’à la suite de ses rencontres avec May, l’Otan et Poutine, une nouvelle alliance Trumpo-eurasienne se dessinait afin de faire contrepoids à la Chine, la presse n’est venue à Helsinki que pour forcer Trump à embarrasser Poutine en public. Et à admettre que son élection n’était pas légitime. Trump, comme au poker, a surenchéri, fidèle à son instinct, dénonçant publiquement et Poutine à ses côtés la « chasse aux sorcières » organisée par « ses » agences de renseignement. Mais ceci ne suffit pas à expliquer la panique des accusateurs publics. Force est de se demander : de quoi donc a peur ce « parti unique » et permanent qui veut à la fois détruire Trump et Poutine ?

Dans notre chronique du 15 juillet nous expliquions comment le parti unique tentait désespérément de faire annuler le sommet d’Helsinki. Qui a eu lieu… Pire encore Poutine et Trump se sont parlé seul à seul (avec leur interprète) pendant plus de deux heures. Que se sont-ils dit qui fasse grimper l’État profond au rideau? Y-a-t-il une nouvelle campagne de révélations en préparation contre ledit parti unique? Et pourquoi Trump a-t-il resservi l’histoire du serveur  du parti démocrate, des 35 000 courriels disparus de Madame Clinton, ou encore celle du Pakistanais Imran Awan qui gérait l’informatique des démocrates au Congrès?

Est-ce que Trump est allé voir Poutine comme de Gaulle s’en était allé à Baden-Baden? Pour se protéger contre l’actuel coup d’État rampant mené contre lui par la coalition des services secrets anglo-saxons? Est-ce que Poutine lui a donné des informations? Peut-être. Poutine, après avoir mentionné Soros, a produit « sa » liste de cibles occidentales à inculper (liste confirmée dans les heures qui suivaient par son Procureur général). Une liste à décortiquer avec attention, car chaque nom en cache plusieurs, non cités. Une liste qui tous ceux, américains et britanniques, qui ont monté la sédition contre Trump depuis plus de deux ans. une liste qui inclut au passage l’ancien ambassadeur à Moscou d’Hillary Clinton. Celui-là même qui avait monté les campagnes de déstabilisation contre Poutine en 2012.

Plus important, cette liste révèle deux nexus. Le premier (on y revient toujours) est le réseau politico-financier Clinton, que le Ministère de la justice de Trump fait aujourd’hui semblant d’analyser, espérant que le Congrès change bientôt de mains afin de révoquer Trump. Le deuxième est celui de la pléiade d’intervenants au sein de l’État profond qui ont géré le faux dossier « anglais » financé par les russes (probablement des opposants à Poutine) qui servit de déclencheur au coup d’État semi-légal visant la l’élimination de Trump (en s’appuyant sur 4 commissions d’enquêtes parlementaires, plus l’enquête du FBI, plus l’enquête Mueller).

Autant de personnes en ces nexus que la police de Poutine veut interroger.

Sans oublier le démiurge: le discret et puissant Bill Browder (voir notre chronique du 5 février). Autrement dit l’initiateur de la nouvelle guerre froide entre Washington et Moscou. Car qui dit Browder dit Magnitsky, donc dit McCain. Et qui dit Browder dit Kramer (listé avec Browder par les Russes), donc McCain! D’où ce réflexe républicain, y compris certains ralliés à Trump, qui ne voudront jamais laisser émerger une vérité : le vénéré sénateur McCain et ses amis ultra-néo-conservateurs autant que clintoniens seraient les auteurs de la première tentative de « renversement de régime » américaine sur leur propre territoire. Toujours en cours!

En attendant Trump survit, espérant bien ne pas finir comme Salvador Allende. Donc, pour faire bonne mesure, il vient d’inviter Poutine à Washington pour cet automne… en période électorale législative. De quoi sortir un lapin du chapeau. De quoi surtout faire des législatives partielles un référendum « gaullien » se résumant ainsi: « ou bien vous me laissez continuer mes politiques de relance économique et diplomatique en votant pour mes candidats, ou bien vous votez pour ma révocation en élisant mon opposition, donc pour le chaos et probablement la guerre… ». De quoi enfin pousser le « parti unique «  à tout faire pour qu’il annule son invitation à Poutine.

Le combat pour l’Hémisphère Nord se poursuit…

 

 

Consulter aussi

Iran, Corée, Mueller : Trump le caméléon va-t-il finalement s’en sortir?

Il est difficile de faire le tri entre les scories médiatiques et les événements significatifs. …

Ce site utilise des cookies. En acceptant ou en poursuivant votre visite, vous consentez à leur utilisation .

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close