Accueil Analyses Affaire Cohen : Trump piégé par le ministère de la Justice américain

Affaire Cohen : Trump piégé par le ministère de la Justice américain

Trump trahit ses promesses, et les #NeverTrump de l’État profond le remercient en le traitant comme un vulgaire mafioso !

Aux petites lueurs de lundi, Michael Cohen, son avocat et homme de confiance, a fait l’objet d’une descente de police. Motif officiel : chercher les informations relatives aux activités financières de Cohen, présumées suspectes, et vérifier la légalité du paiement de 130.000 dollars effectué par Cohen à la star du porno Stormy Daniels (pour la faire taire sur ses relations avec Trump). Motif réel : ramasser un maximum d’informations – Russie ou pas Russie – sur les discussions tenues entre Cohen et son client Trump. Des échanges privés qui devraient normalement relever du « secret de la confession », en droit américain. Théoriquement, le ministère de la Justice devrait faire le tri parmi les documents saisis entre ceux qui relèvent de l’enquête précitée… et les autres, qui devraient rester protégés. Vraiment ?

Harmeet Dhillon, juriste californienne et influente apparatchik du parti républicain, disait lundi soir sur Fox News (« The Ingraham Angle ») : « C’est scandaleux, et sans précédent, de se saisir des communications entre un avocat et son client. » Pour préciser ensuite : « Le président est maintenant totalement exposé. Il avait récemment perdu un avocat membre de son équipe, et il tentait d’en recruter un nouveau. Quel avocat voudra voir sa vie ravagée au motif qu’il représente un client – président ou autre – dont il se trouve qu’il est dans le collimateur du FBI ? C’est à vous glacer le sang. »

Le même soir, dans une autre émission de la chaîne, la journaliste Mollie Hemingway (The Federalist) relevait que l’unité « J’enfonce la porte avant de sonner » n’avait jamais sorti du lit Hillary Clinton ni ses employés. Sobrement, elle résumait : « Les Américains sont face à un choix. Ou bien ils ont un président traître à la nation et corrompu. Ou bien ils ont un FBI et un ministère de la Justice hors de tout contrôle et corrompu. » Car on est loin de la collusion russe ou de la thèse de l’entrave à la Justice. Le procureur Mueller – qui, rappelons-le, a été nommé à la suite d’une extraordinaire opération de désinformation (dossier Steele) – utilise ici la technique anti-Poutine : faire tomber Trump en intimidant « ses oligarques ».

Le piège est bien monté : CNN interviewe Stormy Daniels. Puis l’émission rappelle que le paiement de Cohen est potentiellement illégal. Comme avec le dossier Steele, on ouvre donc une enquête. Mueller dit alors avoir identifié des malversations financières concernant Cohen. Il rencontre le ministre adjoint de la Justice Rosenstein, qui charge un autre procureur de l’enquête sur Cohen. Pourquoi ? Parce que,depuis quelque temps, suite à six mois de révélations sur les obstructions du FBI comme du ministère, face aux demandes des autorités parlementaires chargées de les superviser, l’opinion commençait à se retourner contre la mission Mueller, partie de prémisses truquées, donc illégitimes. Trump pouvait à tout moment donner un grand coup de balai. Or, aujourd’hui, quand bien même Trump se débarrasserait de Mueller, il n’aurait aucune raison légitime de stopper l’enquête Cohen, gérée indépendamment. Trump est coincé… au moment où Comey va sortir son livre !

Trump provoquera-t-il délibérément une crise constitutionnelle face à ce « changement de régime » que tentent sur lui les amis de l’ex-CIA John Brennan ? Certains de ses proches le souhaitent…

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